Arcanum-fr Index du forum Arcanum-fr
Le forum de la communauté Arcanum
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des membresListe des membres   Groupes d’utilisateursGroupes d’utilisateurs   InscriptionInscription 
 ProfilProfil   Se connecter afin de vérifier vos messages privésSe connecter afin de vérifier vos messages privés   ConnexionConnexion 

Uriell

 
Publier un nouveau sujet   Répondre au sujet    Arcanum-fr Index du forum -> Histoires, écriture, poésie....
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Destos
Eternel Poète
Eternel Poète


Inscrit le: Jeu 11 Juil 2002
Messages: 1215
Localisation: Quelle bonne question ^^

MessagePublié le: Dim Déc 07, 2003 3:46 am    Titre du sujet: Répondre en citant

[Bon ben voila on va faire comme Saaltyn qui a mis - du moins je psense - son background favori ici. Et puis au moins si quelqu'un s'ennuye il peut passer une petite éternité a le lire ^^ :P (Ok ok c'est un peu long)]. j'ai inclus la description du personnage pour aider un peu.
____________________________________

Déscription :Traits juvéniles. Uriell a de très grandes ailes, d'un blanc immaculé. Il arrive donc qu'on le prenne pour un Ange céleste. Les anges sont impresionnés de la taille des ses ailes, alors que les autres races ne semblent presque pas faire la différence. Elles font presque trois metres de long, dix centimetres d'épaisseur et deux metres de largeur. lorsqu'il les replie dans son dos, elles dépassent au-dessu de sa tête de 50 centimetres au moins.
Il porte un vétement léger recouvert d'une fine cuirasse de cuir noire de nuit, mais qui laisse tout de même le haut de sa poitrine libre. Ses cheveux sont bruns clair, et ses yeux d'un vert a la fois tres clairs et tres profonds. Il porte une cape noire.
____________________________




Citer:


Citer:

-Maman, pourquoi tu as mal?
-Parce que nous sommes ici.
-Papa...
-Oui mon fils?
-Pourquoi tu réponds papa? Et pourquoi maman ne réponds pas?
-Parce que maman ne répondra plus, Uriell.


Il était minuit. La nuit était tombée sur les dunes de l'Oubli. Le grand désert était vide et silencieux, tout comme le village, tout le monde y dormait. Presque tout le monde. Le hameau était construit en bordure des sables, sur l'un des pics de la chaine de montagnes bordant le désert. Un Ange pleurait dans le noir. Les larges ailes repliées, assis a flanc de montagne sur le petit promontoire qui surplombait les quelques maisons, Uriell veillait. Il veillait sur un des rares moments de calme et de receuillement qu'il pouvait encore avoir avant son départ pour la grande ville. Il n'avait plus le choix. Cela lui manquerait, le désert, la sérénité des sables de l'Oubli, appelés ansi car on dit que trop contempler ce désert vous fait tout oublier, la douleur comme le bonheur...
Mais il fallait partir, comme les autres. Les autres qui étaient une famille, étaient des amis, étaient un couple, les autres qui étaient... ensembles pour supporter cette épreuve.
Il était seul.

J'ai décidé de me confier à quelqu'un, mais étant seul, j'ai crée mon confident : ce Journal. Un vulgaire livre, vieux et poussiereux, certes mais la seule "personne" a qui je puisse parler. Mais une chose est de dire ce que l'on ressent, ce que l'on a sur le coeur, et une autre est de garder cette confession.
Réflexion faite, je pense que cette oeuvre ne m'appartient déja plus, car c'est une trace du passé, une trace de mon passé. Et c'est a la postérité que reviendra la lourde tache de juger, et non a moi-même...


Par ou commencer? Décrire la maison peut-être? Oui, ca doit faire un bon début :
Elle était grande la maison. Batie a flanc de colinne. Ce n'était pas vraiment une maison, plutot une sorte de... manoir. Mais nous n'y habitions pas seuls. Les "autres" étaient un couple Aasimar. Nous avions quand même de la place, c'était tres grand. Mes parents m'ont toujours dit que c'était des gens très puissants parmi leur peuple, mais a bien y réflechir, ils devaient plutot etre exilés, ou en hermitage, vu que nous étions sur le plan inférieur. Ils avaient une fille. malgré leur isolement, ils semblaient assez forts et une aura de noblesse s'échappait d'eux. Je l'appris a mes dépends : J'était encore très jeune, et je pechais a la riviere. Enfin, j'essayais de pecher, mais le courant m'avait emporté, jeune inconscients que j'était, et j'était tombé a la renverse : mes ailes étaients emportés les premieres par le courant, il m'était impossible de prendre mon envol! Mais le marquis était la. On l'avait toujours appelé le marquis, c'était le pere. Il leva la main, je m'immobilisai au milieu du courant déchainé et fut lentement soulevé, puis je secouai mes ailes, pris mon envol et atterit sur la berge pour remercier mon sauveur.... qui était déja parti. Cela devait semblait naturel pour lui d'être si généreux. Papa m'avait raconté que les aasimars sont comme ca. Ils avaient une fille... je l'ai déja dit... mais mes parents m'ont empeché de devenir ami avec elle. Je trouvai cela dommage, elle était si belle...
Papa travaillait dans la mine. Il n'était pas riche, mais ses ailes étaient suffisemment utiles aux mineurs pour qu'il soit bien payé, du moins comparé aux autres travailleurs. Maman elle était coursiere, ce qui était fréquent parmi les notres, vu la facilité que nous avions a nous déplacer et la sécurité qu'offre le transport aérien.


Rêve d'Ange
Il fait noir. Je ne peux sortit. Je suis dans une salle close. En sécurité? Non, prisonnier. Je ne suis plus seul! Ils sont trois... non quatre! Les Murs m'opressent, il fait chaud. L'air est lourd, et ils se rapprochent. Je n'arriverai pas a les repousser. Je vais mourir ici! Je ve veux pas, j'ai peur. Je veux vivre. Les murs se rapprochent, les ennemis m'encerclent. l'Ange est dans la cage! je ne peux voler, je n'ai pas la place. Non ce n'est pas ca, je ne peux plus bouger mes ailes! Mes jambes non plus, je m'embourbe dans la vase, les murs m'encerclent et les ennemis se rapprochent. Je ne veux pas mourir ici...


Oh... encore ce rêve... il ne m'a jamais happé avec tant de force. Je me suis senti aspiré, emporté inexorablement vers l'horrible scène de mon cauchemar.
Peut-être est-ce un signe... Mais pourquoi dis-je "peut-être"? Alors que je sais que c'est le signe que je dois maintenant en parler. De la plaie qui a rongé et qui continue de ronger mon coeur. Je n'ai relaté que des choses de moindre importance jusqu'a ce moment, négligeant l'essentiel et repoussant sans cesse le moment ou je devrais parler d'Elle...


Je n'avait jamais eu de vrai contact avec le mal, sinon ce que m'avaient vaguement dit mon pere et ma mere. J'étais insouciant, et, comme ils le pensaient, trop imprudent... Meme si, au fond de moi, j'étais armé de courage, pret a me battre héroiquement avec le premier ennemi qui oserait croiser ma route, avide d'en découdre... insouciant aussi, au plus profond de soi, terrifié, et immature...
Ansi donc je grandit, et j'appris les armes, le combat et le reste. Om me placa dans l'ordre des Ecus Volants, à Caër'Nal, la grande forteresse, située pas tres loin de chez nous. Et je devint un guerrier, quelqu'un capable de se battre. Pourtant durant longtemps je n'eus pas besoin de mes talents, car je ne rencontrai personne a combattre. Ainsi j'étais un guerrier dans le corps, mais un enfant dans l'esprit. Et lorsque vint enfin cette confrontation dont j'ai tant de mal a parler, car malgré ce qui est noté plus haut, je n'ai a nouveau fait que détourner le récit... Alors je me croyai pret, et lorsqu'ils vinrent, je me portai a leur rencotre, mais je n'étais pas préparé a ce qui arriva.
On m'avait dit que le mal était monstre horrible, brigand balafré, tueur ensanglanté, mais on ne m'avait pas dit qu'il pouvait être beauté absolue...
Ils étaient nombreux. Des... comment disaient-ils déja?... des gnolls. Il avaient avec eux deux trolls aussi. Une "troupe" , bien que "horde" eut été plus pres de la réalité. Mais ils n'étaient pas venus pour nous. Ils ont entourés le manoir et y ont mit le feu. Les Aasimars furent horriblement brulés vifs. Pere et Mere s'envolerent par une fenetre du grenier, et me criaient de faire de même, mais je restai planté la. Au milieu de l'enfer, de la tourmente et des cris des morts (le marquis avait réussi a sortir de la fournaise et s'était jetté sur les bourreaux de sa famille), je ne bougai pas, car j'avais pu voir, par-dela les flammes de la fournaise, j'avait pu entrapercevoir leur chef.
Aujourd'hui encore quand j'y repense je me dit que j'ai eu tres mal ce jour la, en même temps on me retirait tout, mes illusions, ma maison, mes rêves et en même temps je découvrit ce qu'était l'amour...

Oh terrible Rose Noire...
Depuis que tu as touché mon coeur,
Et que nos âmes sont soeurs,
Je ne vis que pour te revoir...


Belle et terrible, elle se dressait au milieu de la troupe qui n'en paraissait que plus infâme, les ailes déployées, tel un diamant noir étincelant au milieu d'une couronne de pales pierres sans valeur...
Mon père, qui était revenu en arriere, me secoua brusquement, et m'indiqua la fournaise en-dessous de nous. Les flammes gagnaient doucement notre étage. Avec son aide, nous sommes descendus par un trou qu'avait fait le feu dans le plafond et, volants, nous avont pu saisir et remonter Icycle, la fille des Aasimars. C'était dur, car il nous fallait sans cesse battre des ailes (ce qui attisait le feu en plus de l'éloigner de nous) et la porter (ansi que de lutter pour notre propre sauvegarde).
J'eus beaucoup de chances de ne pas perdre de plumes ce jour-la. Père lui avait une aile a moitiée brulée. Bien que cela a geuri avec le temps, je sais que c'est tres douloureux.
Et nous nous envolâmes, mais, ce faisant, je l'apercut a nouveau lorsque nous fûmes au-dessus de la maison. Je faillis lacher la jeune aasimarde et fut réprimandé par mon père. J'avais peur, terriblement peur de ce regard brulant qui nous fixait, et nul doute que si elle avait pris son envol pour nous ratrapper, elle nous aurait rattrapés (nous étions chargés!). Mais d'un autre côté, même si j'en serais sans doute mort, je crois que j'aurai aimé que mon bel ange noir prenne son envol pour me rejoindre...

Quelqu'un a dit un jour : "Dieu nous faconne sur une enclume de douleurs avec un marteau de souffrances". je n'ai jamais su qui était Dieu, mais j'ai longtemps cru qu'il y en avait plusieurs, et un jour j'ai rencontré une femme qui m'a dit : "Il y a beaucoup de Dieux, mais dans ton coeur, il ne peut y en avoir qu'un". a ce moment, j'ai pensé que je deviendrait athée, car il en était déja une qui usurpait sauvagement toute place dans mon coeur.
Alors cette femme, Myneilna, qui, je l'appris par la suite, était prétresse, me dit qu'il y avait toujours un peu de place pour Dieu dans le coeur, qu'il ne devait pas être mon unique amour, mais mon ami, mon confident, celui, ou celle, a qui je pourrait tou dire, a qui je pourrais toujours penser.
Et ce jour-la, de même qu'en un tragique jour des mois plus tôts, j'avais appris l'amour, j'appris ce qu'était la foi.

Je me demande... que ferais-je de ce journal une fois finie ma confession? Je me suis maintes fois posé la question, mais je ne sais toujours pas...

Apres ce tragique épisode de ma vie, la fille avait le béguin pour moi. C'était dommage pour elle, car mon coeur était obnibulé par quelqu'un qui hantait mes Rêves... mais n'était-ce pas des cauchemars? Icy est venue habiter avec nous, mais pendant longtemps, elle n'a jamais su se détacher d'un certain sentiment de malaise envers nous, mélange de grattitude pour l'avoir sauvée, de tristesse d'avoir perdu sa famille et un peu de jalousie quand à notre foyer resté intact.
J'ai beaucoup appris sur elle et apres deux-trois mois, alors qu'elle laissait revenir en elle la joie de vivre, je commencai a l'apprécier, a discuter avec elle. J'aimai beaucoup ses yeux. Si beaux, d'un bleu si clair, et si profonds... Elle avait une passion pour mes ailes, et c'était une des rares personne a qui j'ai jamais permit de les toucher, hormis ma famille. Icycle ne fesait pas que les toucher, elle les caressait délicatement de ses fines mains dorées.
En cette période, j'étais rongé de l'intérieur entre mon désir de l'ange noire et de la belle aasimarde... je m'en voulait de ne pouvoir aimer plus Icycle, et mes larmes du soir, lorsque je volais haut au-dessus de mon désespoir, étaient ameres et pleines de remords.
Et c'est ansi qu'elle me trouva, un jour ou elle ne savait dormir et qu'elle était montée sur la terasse du haut de la petite maison que nous avions alors, aterissant, plongé dans mes pensées la concernant, et lorsque je relevai la tête, elle était la, sur la terasse. Dans ses grands yeux qui me regardaient je pouvait voir toutes les étoiles du ciel qui s'inclinaient pour me montrer la beauté de ses sentiments. Et je la pris doucement dans mes bras, m'envolai le plus haut que je pouvais, et la, avec toutes les astres pour témoins de notre amour, je l'embrassai...

Ensuite vint une période plus calme, car j'avais découvert que quelque chose pouvait apaiser la flamme que j'avais un jour eu pour une créature du mal. Nous habitions en ville. Il faisait chaud a Nervalia et les étés étiaent de vraies canicules, mais nous ne pouviosn pas faire les difficiles. Un joue d'été ou la chaleur était suffocante, j'allai m'abriter sous un temple. Je sus que c'était le temple de ma déesse quand je vis que je me tenait a l'ombre de l'aile droite de la gigantesque statue. Je vénerait Chyniel, la déesse des anges, comme me l'avaient enseignés mes parents. mais je ne conaissait rien de cette déesse.
Ces jour-la, je fit deux rencontres qui changerent ma vie. Toutes deux affiliées a la déesse, je me demande si ce n'est pas Elle qui a tenté de joeur avec mon destin.
La premiere était Myneilna, une prétresse de Chyniel, bien qu'étant une humaine, que je rencontrai quelques minutes après m'être abrité. j'en ai déja parlé plus haut, mais je restai avec elle, et elle m'enseigna la foi, des heures et des jours durant. Lorque je la quittai, deux jours plus tard, plongé dans mes pensées, je me trompai dans le quartier et prit une rue que je n'aurai pas du prendre.
Et la je fit une deuxieme rencontre.
Lorsque je remarquai que j'était tombé dans un endroit mal-famé, les bas-quartiers (bien que oficiellement les autorités refusent de reconnaitre l'existance d'un tel quartier dans le quartier des temples inférieur), il était déja trop tard : il y avait la quelques gens du communs, habillés de loques mais tenant femement des gourdins et des batons, et en face... je ressens encore le choc que j'eus a cet instant... en face se tenait un diamant noir étincelant... et en un instant tous mes Espoirs, tous mes Rêves, tout disparut pour ne laisser place qu'a mon amour, qu'a mon désir plutot pour cette créature.
Elle ne me regarda pas.
Et quand elle passa devant moi, je pus voir que... ce n'était pas elle. Et pourtant j'ai tant esperé par la suite que c'eusse été elle. Mais celle-la avait sur l'armure un grand symbole que, si je l'avais vu, j'aurai tout de suite reconnu, en outre poussa un long cri qui me glaça le sang jusqu'aux entrailles. je m'en souvient exactement, c'était Neezerim Karvaï Chyniel !! Chyniel... l'ange chargea et les tua, tous, même celui qui implorait pitié... Chyniel... et elle semblait y prendre plaisir... Chyniel!!! Ce monstre de guerre était un paladin de celle que j'avais découverte comme étant ma déesse. Je tremble aujourd'hui encore de sa vengeance quand a tous les noms dont je l'ai traitée, ma déesse, le Belle Chyniel...
je me sentis trahi. Immondément trahi par toutes ces promesses, ces espoirs... Comment la déesse des Anges pouvait-elle tolerer, et même bénir de tels êtres maléfiques? Je ne rentrai pas chez moi, mais allai me saouler dans une taverne et y restai dormir. je n'avais jamais fait ca, et je me suis rendu compte ce jour la que je détestai être ivre.
Ce soir-la je ressentis au plus profond de moi-même quelque chose de plus horrible encore : Si cet ange noir vénérait Chyniel , Mon ange, mon diamant celle qui brulait mon âme aussi, et cela me rapprochait d'Elle... je tentai de me convaincre que je n'avais pas pensé a cela, mais peine perdue cela revenait sans cesse dans la breche de mon esprit affaibli...

Je n'écrirai plus, je n'en peux plus, je... [texte barré]

Voila un mois que je n'ai plus écrit, mais je ne peux m'arreter, je leur dois cela. Mes parents, Elle et la Déesse...


Avant longtemps, je ne retournai pas au temple. Mais un jour dans la rue je croisai Myneilna. Je tentai de me défiler, mais ele m'emmena au temple. Las-bas, elle me raconta que "Chyniel n'était rien d'autre que la vie, le destin, et que même les plus mauavis ont le droit de vivre, car que serait le bien sans le mal? Le mal n'éxiste que par son opposition au bien. Si le mal disparait, le bien disparait, et la vie disparait". Je me remis doucement a croire et la vie continuai son cours. J'évitai soigneusement les bas-quartiers. Je commencai a me rendre régulierement au temple et discutai de beaucoup de choses avec la prétresse.
C'est vers cette époque que mère nous quitta. Elle s'était fait agresser, dans la rue. Je lui en ai un peu voulu, et j'ai toujours pensé qu'elle n'a pas du se débattre beaucoup ou tenter de s'envoler. (elle commencait a n'etre plus toute jeune et a être fatiquée de vivre.)
Après la mort de mère, ce fut moins facile. Moins facile et plus dur de porter un masque de bonheur alors que quand j'était avec celle que j'avais choisie (au contraire de l'Ange noire que je n'avais jamais voulu aimer), je en savait plus ce que je ressentais. Alors j'ai été lui parler, lui disant que je devait avoir une conversation importante avec elle.
"-Depuis que ta mère nous a laissés, tu sembles aller de mal en pis. Soit, nous avons a parler, mais rejoins-moi demain matin au coin de la Rue du Pinacle" me dit-elle. je m'en souviens comme si c'était hier
Le lendemain, je me rendai au lieu dit. Elle avait bien choisi, un festival a l'autre bout de la ville rendait le coin désert. Je ne la trouvai pas tout de suite, mais quand je tournai le coin, j'apercus la vision la plus... touchante qui soit : se tenait la l'ange noire, celle rencontrée quelques mois plus tôt, et dans ses bras, elle tenait Icycle, mourante. Elle avait un trou au flanc droit, et l'autre main de l'ange tenait une épée ensanglantée. Elle la déposa doucement par terre et recula un peu. Alors, d'un coup, je m'élancai et prit ma douce aasimarde dans mes bras. Elle tentait de parler mais n'y arrivait pas. Alors je plongai mes yeux dans les siens et lui offris un dernier baiser. Et je les regardai, si proches que j'eus l'impression de lire en elle, et l'épouvante s'empara de moi qaund j'y lut que... elle savait. Elle avait toujours su. Elle qui m'avait offert tout son coeur et a qui je n'avais pu offrir tout le mien, elle savait tout a propos de moi, de l'ange qui me torturait l'esprit. je compris alors que si elle m'avait demandé de venir ici, c'était qu'elle avait aussi invitée l'ange... et lui avait demandé de la tuer, pour moi. Par la suite, je maudit la générosité et le grand coeur des aasimars cents fois, mille fois, mais cela ne la fit pas revenir.
Apres qu'elle ait soupiré dans un dernier souffle "je t'aime" , l'ange sortit la lance qu'elle avait dans son dos et la jeta pres de moi.
"-Arrache-lui le coeur et mange-le. " dit-elle.
Je fis non de la tête, incapable de dire quoi que ce soit.
"-Cette jeune femme, bien que bonne (elle cracha ce mot avec dégout) avait du courage et viens de s'offrir en sacrifice pour toi. tu lui doi cela!"
Je regardai l'ange, et a nouveau les souvenirs m'envahirent, les souvenirs de Mon ange, et une flamme brilla un instant dans mes yeux.
"-Non"
Elle me toisa hautainement
"-Pitoyable créature..." cracha-t-elle
La flamme revint dans mes yeux, éphemere souvenir de désir.
J'allai répondre, mais ma bouche se ferma et mon visage se figea en un masque dé détermination. J'empoignai la lance a plaines mains.
Elle releva le regard et sembla presque surprise, un maigre sourie traversant même son visage.
Alors je plongai. Pas sur mon amour étendue morte, mais sur l'ange noir. Je l'atteignis au coeur, j'avais recu un entrainement et j'étais un bon lancier(je le suis toujours), et j'ouvris sa poitrine, pour lui arracher le coeur, que j'écrasai sur la rue.

Père mourut peu apres. La perte de mère l'avait beaucoup affecté et il s'en était voulu d'avoir insisté pour venir dans cette ville, cause de nos malheurs. La perte d'Icycle, qui avait pris aupres de mes parents la place de fille, l'affecta aussi et il s'éteignit dans son lit.
Rageant, je vendit tout ce que nous possédions. Tout, sauf mon équipement. Avec l'argent je m'achetai de quoi payer un voyage aérien jusqu'a Phyranyxe, capitale de l'Empire libre de Tangark.
Je ne conaissait rien de cette ville, mais quand j'y arrivai, pendant une demi-seconde, je me dit qu'elle était grande, impérieuse et... magnifique. Juste apres je pensai que si elle était plus grande et majestueuse encore que Nervalia, elle devait êrte encore bien pire de l'intérieur.

Je quittai rapidement la ville, décidé a mener une vie d'ermite et de repos. Un jour j'entendis parler d'une communeauté "d'exilés", des personnes de races rejetées, de gens étranges. je me mit en quete et finit par trouver le village d' Ormil, ou refuge plutot, d'ou j'écris en ce moment. Les Sables de l'Oubli me permettent d'oublier, de ne plus penser a tout cela.
Mais ces jours-ci tout le monde part. Je vais partir aussi. Notre communeauté est attachée a son indépendance, mais les monstres qui se sont installés pas loin dans les montagnes sont trop forts pour nous.

Voila, j'ai prit ma décision, je sais ou j'irai. Ecrire toute cette histoire m'a beaucoup fait réfléchir. Je commencait a tout oublier mais il ne faut pas.
Il ne le faut pas pour Icycle, pour mes parents, pour le marquis et sa femme, pour tous les autres innocents. Leur morts ne doivent pas avoir été vaines, leurs souffrance ne doivent pas me laisser indifférent.
Alors je vais vivre. je pars pour Phyranyxe, avec mon équipement et le peu d'argent qu'il me reste. Et je deviendrai queqlu'un. De la haut j'espere que tu m'entends icycle ! je deviendrai un guerrier réputé, plein de gloire et d'honneur. Et je serai en paix avec moi-même.
Quand au livre, j'ai dit que je savais a qui le confier. Ma déesse saura en prendre soin, je lui donne en offrande.


Ansi il partit de chez lui, seul, mais déterminé. Seulement dans ses yeux, si on regardait très bien, on pouvait encore voir une petite flamme bruler. Une flamme qui ne s'était pas éteinte, un petit diamant noir qui ne s'éteindrait jamais. Et il lui avait donné un nom, a cette plaie qui rongait son âme, cette sorte de malédiction pleine de désir. Il l'avait appelé....

L'ange du destin,
...Ananké...
...la Fatalité




Citer:

-Papa?
- ...
-Papa, pourquoi toi non plus, tu ne réponds plus...





_________________
Destos se meurt...


[ Ce Message a été édité par: Destos le 2003-12-07 03:50 ]

[ Ce Message a été édité par: Destos le 2003-12-07 04:11 ]
Revenir en haut
Voir le profil de l’utilisateur Envoyer un message privé [ Invisible ] MSN Messenger
Afficher les messages depuis:   
Publier un nouveau sujet   Répondre au sujet    Arcanum-fr Index du forum -> Histoires, écriture, poésie.... Heures au format GMT + 1 heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas publier de nouveaux messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum


Powered by phpBB © 2001, 2002 phpBB Group
Translated by phpBB.fr © 2007, 2008 phpBB.fr