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Ter'kilian S'or, mage mal



Inscrit le: Mar 28 Oct 2003
Messages: 65
Localisation: L'au delà

MessagePublié le: Mar Aoû 30, 2005 11:27 pm    Titre du sujet: Répondre en citant

Ter'kilian interrompit sa lecture. On avait frappé. C'était un garde en uniforme faradien, impeccablement tenu et parfaitement discipliné.
"Monsieur, vous êtes attendu, lui lacha t-il quand il eut ouvert la porte, veuillez me suivre".
Ter'kilian aquiesca et suivit le garde à travers les couloirs du palais. Ter'kilian les avait autrefois arpenté non en qualité d'invité mais d'assassin, lorsque le terroriste conservateur réactionnaire Heinrich Jenks l'avait payé vingt-mille or unifié pour tuerle roi Farad 1er. Ce roi s'était,comme l'avait prévu Kan' Hua, tourné vers une technologie qui lui avait été fatale, puisque c'était par le système de canalisations ultra sophistiqué que s'était faufilé Ter'kilian pour commettre sa besogne. Ce dernier n'avait d'ailleurs été "innocenté" que grâce à ses étroites relations avec le maître occulte d'Arlande, Kan' Hua . Aujourd'hui, onze ans après
sa mort, Ter'kilian se retrouvait dans ce même palais, du côté du roi cette fois-çi. Ils arrivèrent dans des quartiers plus sombres, moins décorés que les précédents. Ter'kilian frissonna, la température était brusquement descendue.
"Nous arrivons, chuchota le garde. " Je vous laisse içi. C'est la porte au fond du couloir."
Ter'kilian s'avança vers une étrange porte, finement sculptée, des visages de démons et autres créatures taillées dans la masse de bois. Il frappa. Une voix glaciale lui répondit.
" Entrez ".
Il tourna la poignée avec une légère appréhension. L'atmosphère qui se dégageait de
l'endroit n'était sans rappeler celle de donjons hantés de morts-vivants et autres créatures nécromantiques. Il pénétra dans une vaste salle de pierre grise, sur le sol de laquelle on avait érigé un immense pentacle de sang séché, qui renforçait l'impression première de Ter'kilian. A l'autre bout de la salle brûlait un feu, dans une cheminée ornée de sculptures à la connotation morbide ou démoniaque. Et près de cette cheminée, un fauteuil, sur lequel on voyait un main blafarde appuyée sur l'accoudoir.
" Approchez, reprit la voix glaciale, ne vous sentez-vous pas dans votre univers naturel, avec tous ces symboles nécromantiques ?
_ A vrai dire, ce qui me met mal à l'aise, c'est de ne pas savoir à qui j'ai affaire, répondit Ter'kilian avec arrogance. Qui êtes-vous ?
_ Aaaah, monsieur, votre manière d'aller droit au but me plaît, je sens que nous allons nous entendre.
_ Vous ne répondez pas à ma question, monsieur, à laquelle j'en ajoute une autre :
Où se trouve le membre du conseil conultatif avec lequel je devais m'entretenir ?
_ Vous n'avez pas à vous entretenir avec lui, ce n'est qu'un pion de Donatien. Sa seule activité est de vous loger et de vous couvrir sur le plan judiciaire. Il set aussi à me loger occasionnellement dans cette salle lorsque je suis de passge à Caladon . La personne que Donatien souhaitait que vous rencontriez, c'est moi.
_ Bien et, enfin, qui êtes-vous ?
L'étrange hôte se leva de son fauteuil afin de se tourner vers Ter'kilian, découvrant un corps aux abords cadavériques. Le crâne entièrement chauve et lisse, de petits yeux d'insectes rouge sang, des oreilles pointues témoignant de ses origines elfiques,la peau d'une pâleur mortelle, l'individu s'était dressé comme un rapace à la question de Ter'kilian.
_ Je suis L'ENNEMI de la bête que vous connaissez sous le nom de Maximilian Von Strauss*, l'orchestrateur de sa future destruction. Je suis le père et maître de l'unique véritable nation vampirique. Mon nom est D'ryschym Z'en.
_ D'ryschym Z'en ! Le nécromancien qui est allé plus loin que Kerghan lui-même, le créateur du vampirisme ! Pourquoi vous affirmez-vous comme l'ennemi le plus mortel de Von Strauss ? Quel rapport y a t-il entre ce technologiste mutilé et vous ?
_ Pour vous expliquer cela, il faut d'abord que je vous mette au courant de ceci : tous les vampires, jusqu'à présent, étaient issus de ma propre
progéniture. Depuis moi et Vrae'dna, personne n'avait jusqu'ici réussi la translation de mortel à vampire par voie magique. Ils avaient soit été mordus par nos fils et filles naturels ou de sang, soit en faisait partie. En créant une nouvelle race vampire indépendante, la bête à suscité mon attention, et à fini par attirer mon courroux. Il ne peut y avoir qu'une race
de vampires ; la mienne.
_ Depuis que vous mordez allègrement à tous les angles d'Arcanum, vous devez avoir acquis une progéniture innombrable. Pourquoi ne pas vous en servir ?
_ Innombrable, elle aurait certes put l'être, mais devant l'arrivée de notre mouvement
la religion panarii a vite su qu'elle devait se débarrasser de nous. Mes enfants ont été
ainsi pourchassé pendant des siècles par les inquisiteurs panariis, et notre survie est
uniquement due à notre discrétion. A l'heure actuelle, je n'aie aucune nouvelle de mon engeance, mais c'est le prix de notre immortalité. Nous sommes en voie de disparition et c'est seulement grace à mes relations occultes avec les Donatiens que je suis encore en vie, et Vrae'dna aussi.
_ C'est donc vous qui avait informé Donatien de l'affaire ? Comment avez-vous été mis au courant ?
_ Je suis en étroite relation avec le maître nécromancien de Tulla . Il m'a informé de l'évènement dès qu'il a pu.
_ Mais, Von Strauss est toujours enfermé, que je sache, alors pourquoi ne pas détruire le mal à sa source ?
_ C'est bien le problème, mon ami, la bête n'est plus là . Elle à tout bonnement disparu. Et nous voulons remonter à elle par le vampire qu'elle a artificiellement créé. Il est donc votre devoir de le retrouver.
_ Bien. Avez-vous quelque consigne particulière sur la recherche de notre pseudo-vampire ?
_ Non. Tu as de l'expérience et je te fais confiance. Je te demandes simplement de faire le plus vite possible. Tu peux te retirer."
Sur-ce-fait, Ter'kilian rentra dans sa chambre, impatient de savoir ce que les autres avaient appris.

Exténué, Tollo compulsait nerveusement le journal qu'il venait d'acheter, a la recherche d'articles susceptibles de l'intèresser. Assis dans un coin de l'auberge du champignon, il sortait d'une interminable et incomplète visite du temple panarii. Tollo avait souri devant la vétusté du batiment. L'église panarii ne s'était toujours pas remise du suicide de Kan' Hua. Ce qui avait été, sous sa direction, un véritable empire occulte, n'était maintenant plus qu'une secte locale, attirant encore quelques pèlerins (ce qui avait servi de couverture à Tollo et Roquenoire) et surtout d'innombrables usuriers
tentant d'arracher ses dernières richesses à l'église. Tandis qu'il furetait dans la rubrique nécrologie de son journal, Roquenoire interrogeait discrètement les habitués sur les meurtres qui les intéressaient. Tollo fut surpris devant la une du journal : il était écrit " Attaque d'orques sauvages sur la ville de Rosebourg ! On déplore le décès de nombreux gardes et touristes (voir photos page 4) ". Il fit signe à Roquenoire de le rejoindre, et celui-ci s'executa. Tollo lui montra l'article, et chuchota :
" Tu crois que c'est en rapport avec Von Strauss ? Regarde, il est écrit ici que c'était une tribu originaire des marais sombres.
_ C'est fort possible, j'ai entendu maître Donatien aborder la question des orques avec Saule.
_ Que... Tu veux dire que Saule est dans le coup ?
_ Bien sûr, Saule et le conseil sont partout, même dans les intrigues poussièreuses des nécromanciens. Presque aucune chose ne se passe sans son accord dans Arcanum. Depuis la mort de Kan' Hua, son pouvoir est presque absolu. Et Von Strauss est devenu un obstacle à ce pouvoir...
_ Très bien, mais pourquoi ne se charge t-il pas personnellement de l'affaire ?
_ Il s'y connait aussi peu en nécromancie qu'en action humanitaire, il a besoin de nous pour traiter le problême.
_ En tout cas, il faut s'occuper de cette histoire d'orques. Ce n'est certainement pas la seule tribu que Von Strauss possède sous son contrôle.
_Lorsque nous aurons retrouvé la trace de notre vampire, il faudra partir pour les marais sombres. Nous verrons cela demain avec Ter'kilian."

Z'an errait depuis bientôt six heures dans les égouts, à la recherche de l'antre présumée du vampire. Geoffroy inspectait quand à lui les catacombes et semblait d'ailleurs assez enchanté à l'idée de marauder à travers des galeries couvertes d'ossements. Mis à part quelques rats et hommes-serpents, elle n'avait trouvé âme qui vive. De plus, même avec sa carte, elle était à moitié perdue et supportait de moins en moins l'odeur
des environs. Elle entendit un sifflement dans son dos. "Encore un de ces hommes-serpents !" pensa t-elle, avant de sortir sa dague dans le but d'égorger cette peu plaisante créature. Elle se retourna, mais ne vit rien. Elle scruta la pénombre. Décidément, elle supportait si peu cet endroit qu'il lui donnait des hallucinations. Il fallait qu'elle sorte, et vite. Puis elle sentit un étrange courant d'air froid lui parcourir l'échine. Il y avait quelque chose d'étrange dans ce courant d'air, qui lui était d'abord apparu comme le toucher d'une main humaine, glaciale. Pour la première fois de sa vie, Z'an eut réellement peur.

Geoffroy, de son côté, prenait son expédition comme une promenade printanière, s'émerveillant devant l'architecture des catacombes, ramassant ça et là quelques crânes
dont la forme lui paraissait originale, où simplement jolie. Il avait quelque fois affaire à des morts-vivants inconnus, dont il s'empressait de recueillir quelques fragments,
afin de pouvoir les analyser. Il d'ailleurs hâte d'être confronté à ce vampire dont il ignorait jusque là l'existence. Abattre une créature inconnue était pour lui un plaisir rare et intense, qu'il partageait avec ses confrères du cercle de Tarante. Toutefois, le résonnement d'un bruit de pas le ramena à la réalité. Le bruit était régulier, pressé, semblable à celui d'un soldat en patrouille. Il s'approchait peu à peu de Geoffroy, qui
s'était machinalement tapi dans l'ombre des galeries. Une silhouette finit par apparaître à l'angle d'une paroi. Droite, disciplinée, elle avançait du même pas que Geoffroy avait perçu un moment plus tôt, inébranlable, d'une régularité presque surréaliste, saccadé et sourd. Il réussit à capturer quelques traits de l'homme qui passa à
quelques mètres de lui sans le voir. Le teint pâle, vêtu de noir et de rouge, de longs cheveux noirs lui retombaientt sur les épaules, et ses canines étaient anormalement pointues... Geoffroy avait fini par le débusquer, lui, le vampire de Caladon, l'envoyé
de la bête, le fils de Shakar déchu. Alors, mû par un irrésistible sentiment de fascination envers ce si glorieux rejeton de la nécromancie, Geoffroy le suivit, tel son ombre, à travers les galeries d'ossements. Le vampire se dirigeait vers la surface, et il revêtit alors un manteau sombre, avant de sortir par une trappe qui débouchait sur les égouts. Il rabattit alors son capuchon, et emprunta l'échelle qui devait le mener vers ses futures victimes. Geoffroy attendit quelque temps avant de le suivre. Puis il sortit. Il faisait déjà nuit et les réverbères éclairaient la ville d'une lueur pâle. Il repèra le vampire à l'angle du quartier de Whitechurch, penché sur une jeune fille fraîchement égorgée, la bouche dégoulinante de son sang. Geoffroy attendit alors que le vampire soit parti, puis se saisit du cadavre qu'il emporta sur son dos. Il se faufila alors avec une extrême discrétion jusqu'à sa chambre. Z'an n'était pas encore rentrée. Il prit alors le corps de la jeune fille qu'il attacha par les pieds et les mains sur son lit, puis attendit. Une heure plus plus tard, le corps fut agité de soubresauts, sa blessure à la gorge se referma lentement, et soudain, ses yeux s'ouvrirent. Elle regarda autour d'elle.
" Que... Où suis-je ? Où est mon maître ? glapit-elle.
_ Votre maître vous abandonné, ma chère demoiselle , vous êtes chez Geoffroy Cendre-Tarellond, nécromancien, mercenaire et
occasionnellement, chasseur de vampires.
_ Vous...vous voulez me tuer n'est-ce-pas, vous avez tué mon maître et vous allez me tuer, à mon tour ?
_ Peut-être, à moins que vous ne répondiez à quelques-unes de mes questions.
_ Jamais, jamais je ne trahirai la mémoire de mon maître, quoi qu'il arrive !
_ Bien.
Geoffroy arracha alors un bout de drap avec lequel il noua la bouche de la jeune vampire, qui se débattit en poussant des cris étouffés tandis qu'il se couchait dans le lit voisin.

Tollo et Roquenoire entrèrent dans l'arrière salle de la taverne de l'oignon qui pleure, où Ter'kilian et Geoffroy les attendait déjà. Ils s'asseyèrent,
puis Ter'kilian commença son rapport.
" Bien, je dois avant toute chose vous informer de la disparition de Z'an, au cours de son exploration des égouts à la recherche de notre vampire. Nous commencerons les recherches demain. Nous ne partirons sans elle. Toutefois, j'ai malgré tout une bonne nouvelle, Geoffroy a retrouvé la trace du vampire. Il se terre dans les catacombes.
Nous avons aussi en notre possession une de ses victimes. Il semble que le simple fait de se faire sucer le sang les voue corps et âme à la cause de leur bourreau. Nous allons, je pense pouvoir en savoir plus sur les vampires grâce a elle. Je la confierais au soin de mon hôte qui se fera un plaisir de l'interroger. Ce soir, au coucher du soleil, nous nous occuperons de notre vampire. Bien, et vous messieurs,qu'avez-vous appris?
_ Nous avons une piste sur Von Strauss. Il se pourrait qu'il se serve des tribus orques comme armée. Il a déjà envoyé une tribu entière sur Rosebourg, qu'il a totalement détruite.
_ Bien, cela nous fait plusieurs pistes à explorer. Sur-ce, messieurs, rendez-vous ce soir à l'entrée nord des catacombes. A ce soir.
Ils partirent, chaque groupe un par un, rentrant dans leur chambre se préparer pour la traque du soir. Tollo huila sa tunique de cuir et aiguisa sa dague, tandis que Roquenoire se munit de parchemins et de diverses potions de soins. Geoffroy, de son côté prépara le terrain pour les hommes du palais qui devait se saisir de la jeune vampire.
Une fois la nuit tombée, ils se retrouvèrent à l'entrée des catacombes. Ter'kilian avait revêtu sa robe de combat rituelle, et était armé de son baton à tête de bélier.
_ Geoffroy, chuchota t-il, le palais est-il en possession de la vampire ?
_ Oui.
_ Bien. Messieurs (il haussa légèrement le ton), nous allons maintenant pénètrer dans l'antre de notre ennemi. Notre but est d'abord de l'interroger si possible, mais surtout de nous en débarasser. Nous devons le tuer. S'il venait à mourir, toutes ses victimes le suivrait. En somme, le détruire, c'est commettre un génocide. Voilà qui est excitant, n'est-ce-pas ?
Seul Geoffroy se mit à rire. Le autres ne partageaient pas le sens de l'humour des deux nécromanciens.
_ Bien, reprit Ter'kilian, bonne chance. Allons-y. "
Ils s'exécutèrent. Ils pénétrèrent dans les catacombes avec une certaine appréhension. Etaient-ils de taille face à cet adversaire inconnu ? Et
surtout, qu'était-il arrivé à Z'an ? Au fur et à mesure qu'ils s'enfoncaient
sous la terre, ils s'affranchirent peu à peu de leurs craintes, avançant dans le même but, abattre le vampire. Guidés par Geoffroy, ils arrivèrent là où, la veille, ce dernier avait croisé le vampire. Il leur fit signe de s'arrêter.
" Attendons-le ici, risqua t-il à l'attention de Ter'kilian.
_ Oui Geoffroy, tu as raison. "
Tout le groupe se figea. Le bruit de pas régulier et sourd venait de se faire entendre.

Z'an se réveilla douloureusement. Elle se sentait terriblement affaiblie, comme si son corps n'était plus en harmonie avec son esprit et qu'il s'en séparait lentement. Elle tenta de se rappeler ce qui l'avait conduit ici. Elle explorait les égouts à la recherche du vampire, puis s'était arrêté, croyant se faire attaquer par un serpent, mais n'avait rien vu. Plus tard, elle avait senti des courants d'air lui effleurer le dos, la joue,
puis la poitrine, et avait alors senti la présence de quelque chose qui lui avait glacé le sang. Elle avait fait encore quelques pas, une substance glacée s'était plaquée sur sa bouche, et elle s'était, étrangement pour une prêtresse elfe noire, évanouie. Puis elle s'était réveillée là, dépouillée de ses armes et de ses vêtements, immobilisée. Elle tenta quelques mouvements maladroits, avant de se rendre compte qu'on l'avait attachée au dessus du sol, à l'aide d'un suc blanchâtre semblable à celui composant les toiles d'araignées. Le sol était jonché de corps emmaillotés du ce même suc, et de sphères craquelées pouvant s'apparenter à des oeufs. Elle était visiblement dans l'antre d'une quelconque créature ovipare, mangeuse d'hommes, comme en attestait la forme
des corps étendus par terre. Z'an savait qu'elle ne devait pas paniquer, et qu'elle devait utiliser les atouts dont elle disposait. On lui avait confisqué ses armes, mais elle pouvait encore se servir de sa magie. Elle invoqua alors la puissance de la terre, ce qui eut pour effet de faire apparaître un colosse de pierre qui s'empressa de libèrer sa maîtresse. Z'an se munit ensuite de ses armes et de ses vêtements, qu'on avait laissé à ses pieds. Soudain, le golem grogna, il avait senti une présence. Z'an frémit
lorsqu'elle vit l'objet de l'excitation de la créature. Rougeoyante,
incandescente, huit pattes aussi souples qu'aiguisées, de petits yeux jaunes ornant son thorax, Z'an avait devant elle une liane satanique, l'araignée la plus rare et la plus puissante au monde, que peu
de scientifiques peuvent affirmer connaître et qu'encore moins d'hommes peuvent avoir affronté. Toutefois la bête ne semblait pas offensive, et scrutait avec distance, sans s'attaquer à elle. Z'an s'approcha doucement, et la bête devint plus nerveuse, poussant, un léger sifflement. Une voix retentit " Paix, ma belle, reste calme"? la voix était elle même calme, douce et légèrement froide, et l'araignée sembla s'apaiser devant ces paroles.
" Il... il ya quelqu'un ? risqua Z'an, trop heureuse de percevoir la présence de quelqu'un
d'humain.
_ Chhut, parlez moins fort vous allez l'exciter. Némésis, reprit la voix, va t'en s'il te plait.
L'araignée s'exécuta, et disparut au fond d'une galerie. La voix reprit :
_ Bien, je vois que vous avez réussi à vous libèrez. C'est remarquable. Puis-je savoir à qui ai-je l'honneur ?
Un homme sortit de l'ombre. C'était un elfe, extrêmement pâle, aux traits fins, de longs cheveux raides et blancs descendait le long de son échine, ses yeux étaient d'un rouge très doux, il était vêtu d'une ample chemise noire, d'un pantalon, de bottes et de gants noirs et on pouvait distinguer, à sa main droite, une chevalière de métal noir, sertie d'un rubis taillé en forme d'araignée. A sa ceinture, il arborait une rapière dont la garde était, elle aussi, en forme d'araignée.
_ Ne voudriez-vous pas vous présentez en premier ? répondit Z'an avec une assurance
forcée.
_ Mais bien entendu, je me nomme H'aumn Sz'aroth, nécromancien, vampire d'origine
indépendante, ex-comte de l'ex-glorieux empire elfe noir, pirate et éleveur d'araignées.
_ Pardon mais qu'entendez-vous par vampire de souche indépendante ?
_ J'entends par là que mon origine vampirique est issue d'une expérience nécromantique, et pas de lien purement sanguin. J'ai simplement été un nécromancien assez puissant pour suivre les traces de D'ryschym Z'en, et devenir vampire à mon tour, ce dont je suis, d'ailleurs, assez fier, sans fausse modestie. Mais maintenant, à votre tour de vous présentez .
_ Bien. Je me nomme Z'an Alu'rin, ancienne exécutrice de Kan' Hua, mercenaire, actuellement au compte de la famille Donatien, sous les ordres du mage Ter'kilian S'or.
_ Ah, vous êtes aussi elfe noire, voilà qui est intéressant...
_ Sans doute, mais pourrais-je tout de même savoir ce que je fais ici ?
_ Oh, Némésis vous aura sans prit pour une des proies que je lui envoie parfois. Vous savez, en tant que pirate, je ramène souvent de prisonniers de mes expéditions, et depuis quele trafic d'esclaves ne marche plus, il faut bien s'en débarrasser... Mais maintenant, vous êtes libre, bien entendu.
_ Excusez-moi, mais où sommes-nous exactement ?
_ Nous sommes dans une galerie d'égout abandonnée depuis 1799. Elle est directement reliée à ma demeure, taillée dans les falaises du sud-est de Caladon. J'y élève depuis
mes trésors. Peut-être désirez-vous vous restaurez chez moi ? C'est à un quart d'heure d'ici.
_ Je... oui, j'aimerais bien, oui.
_ Alors suivez-moi.
Il la guida alors dans une succession de galeries qui les menèrent vers un couloir taillé dans la roche, débouchant sur un escalier étroit. Ils arrivèrent ensuite dans une vaste demeure de pierres grises, les murs tapissés de fresques elfiques, d'artefacts nécromantiques et de sculptures à la gloire du dieu Moorindal, le dieu de la mort et de la nuit.
_ J'habite ici depuis 1627, lorsque l'insurrection orque avait forcé les princaux dirigeants elfes noirs à se réfugier. Plus, tard, le roi m'a banni du royaume à cause de la lâcheté dont j'avais fait preuve devant la menace orque. Pour subsister, j'ai monté un vaste réseau de piraterie, et aujourd'hui je traite avec Saule et d'autres pontes d'Arcanum. J' ai finalement gagné au change. Sous vos pieds se trouvent d'immenses entrepôts clandestins, ainsi qu'un arsenal d'une dizaine de bateaux lourds. Les falaises autour de Caladon sont très friables.
_ Vous êtes en train de m'expliquer l'organisation d'un réseau que vous conservez secret depuis 1627 ? Ce n'est pas très prudent, non ?
_ Ah ! Ah ! Ah ! Aujourd'hui Saule à tellement besoin de moi qu'il vous ferait lui-même tuer si vous vous amusiez à raconter ce que vous venez d'apprendre. Non, croyez-moi, ce réseau restera secret aussi longtemps que je vivrais.
_ Possible. Mais vous ne m'oterez pas de l'idée que vous aimez prendre des risques.
_ Sans doute, sans doute. Mais, vous ma chère, qu'est-ce qui vous amène à Caladon ?
_ A vrai dire, j'enquête sur... un vampire.
_ Pas moi j'espère ?
_ Ohh, non, un tout autre type de vampire.

Le vampire s'était brusquement arrêté lorsqu'il avit senti la présence du groupe. Ter'kilian avait vu ses membres se raidir, et lentement le vampire s'était mis en position d'attaque, prêt à frapper de ses griffes le premier adversaire qui se présenterait à lui.
" Qui... êtes... vous ? interrogea lentement la créature, faisant craquer les os de son cou.
_ Nous sommes les géniteurs de ta propre destruction, lança Ter'kilian, tuez, mes amis, tuez."
Ils se lancèrent tous dans la danse écarlate, Tollo et sa dague, Geoffroy et ses morts-vivants, Ter'kilian et ses sorts. Seul Roquenoire se tenait à l'écart, attendant de guérir le premier qui tomberait. Le vampire, lui de son côté avait sorti une longue lame noire, qui s'avèrait être la terreur bangellienne, offerte par la bête à son serviteur. Il
sautait, virevoltait et faisait pleuvoir les coups sur ses ennemis en surnombre, massacrant les morts-vivants invoqués repoussant les mages et leur sorts. Seul Tollo semblait lui faire face, esquivant avec une facilité déconcertante les coups de son adversaire, donnant du fil à retordre à ce guerrier imbu de son talent. Ainsi, Tollo en première ligne, soutenu par des mages offensifs et guérisseurs, prenait peu à peu le
dessus sur l'autre, au prix de finalement peu d'efforts, si bien que le vampire sentant sa chute proche, décida de prendre la fuite. Et là son agilité et sa rapidité firent la différence, si bien qu'il disparut dans une galerie avant même que ses adversaires n'aient le temps de le poursuivre.
" C'est fini, souffla Ter'kilian. Il quittera la ville cette nuit et nous ne le rattraperons pas. Il nous suivre l'autre piste si nous voulons remonter à la bête.
_ Vous avez vu sa puissance ?fit Tollo, haletant. Il faut d'autres guerriers dans notre groupe si nous voulons l'abattre.
_ Tu as raison Tollo, nos sorts semblent à peine l'atteindre. Son maître en a fait une véritable furie.
_ Une chose m'échappe, toutefois, c'est l'objectif de Von Strauss. Que voulait t-il faire en envoyant son pion ici ?
_ Mais tout simplement nous faire un signe, nous avertir de sa présence. La douleur l'a rendu fou, et son objectif n'est jamais clairement
définissable. Cela en fait un adversaire imprévisible, donc terriblement dangereux.
_ Qu'allons-nous faire, maintenant ? interrogea Geoffroy. Rechercher Z'an ?
_ Non, nous n'avons pas le temps. Je vais demander à Donatien un renfort, d'au moins un mercenaire guerrier, ce qui compensera la perte de Z'an.
_ Cela ne sera pas nécessaire, fit une voix.

Z'an était étrangement touchée par l'ambiance qui se dégageait de la demeure du Comte S'zaroth. Même si cet endroit était plus proche de la culture Tarantienne et de son ère industrielle, que la pierre grise
remplaçait le bois d'acajou, il lui rappelait son enfance passée à T'sen A'ng. A l'époque où ses parents ne l'avait pas encore conditionnée par
leurs valeurs arronaxistes, et qu'il ne s'étaient pas mis en tête d'en faire une prêtresse, elle avait été heureuse. Plus tard, sa prêtrise l'avait coupée de ses relations, et elle s'était consacrée à ces valeurs matraquées par la propagande. Ses visions lui avait ensuite offert une capacité de réflexion indépendante de ces valeurs, mais ce fut aux côtés de Ter'kilian qu'elle s'en affranchit définitivement. Et cette demeure était celle d'un elfe noir libre, possèdant cette même liberté de pensée et d'action que Ter'kilian
lui indirectement procuré. S'zaroth lui avait proposé de l'héberger pour la nuit et de la reconduire à Caladon le lendemain. Z'an avait préféré rester seulement dîner, pour ne pas retarder ses compagnons qui avaient peut-être déjà debusqué leur ennemi. S'zaroth avait mis sa propre chambre à sa disposition, afin qu'elle puisse se changer et se débarrasser de l'odeur des égouts qui lui était restée. S'zaroth était un personnage qui lui rappelait un de ses anciens maîtres à T'sen A'ng, doté d'une élégance froide et très courtoise à la fois, d'une érudition assez exceptionnelle et d'un indéniable charisme. Il n'était pas étonnant qu'il avait préféré s'investir dans la piraterie plutôt que de rester dans la stagnante et traditionaliste aristocratie. Elle ne croyait qu'à moitié à son histoire de bannissement. Sans avait-il voulu ne pas trop afficher son mépris de l'autorité elfe noire devant une de ses prêtresses. S'zaroth l'intrigait décidément de plus en plus. Après s'être mis à l'aise, elle prit le temps d'admirer quelque temps la chambre de son hôte. Son architecture et sa décoration était proche du gothique, comme d'ailleurs tout le palais souterrain, mais le mobilier était tout ce qu'il y avait de plus con-
-temporain, bien propre à l'ère industrielle. Peu de temps après qu'elle eut fini de se
préparer, le domestique de S'zaroth, un épais demi-ogre au regard un peu moins stupide que d'habitude, vint la chercher pour le dîner. La salle à manger était une vaste salle rectangulaire, dans le plafond, voûté, était recouvert de peintures d'inspiration elfique relatant, d'après les connaissances de Z'an, la scission entre les elfes de Qintarra et de T'sen A'ng. S'zaroth l'attendait déjà.
" Alors, commenca-t-il lorsqu'elle se fut assise, comment avez-vous trouvé le confort de ma chambre ?
_ Tout à fait acceptable, voire excellent. La décoration m'a beaucoup plus.
_ Ah, vous aimez l'art gothique. Il était autrefois utilisé pour les batiments panarii, mais de nombreux organismes comme le Derian Ka s'en sont inspiré.
_ Vous connaissez le Derian Ka ?
_ Je pense bien, c'est moi qui l'ai fondé.
_ Co...comment ? Mais quel âge avez-vous au juste ?
_ 1056 ans le mois prochain. C'est un âge qui peut paraître avancé, même pour un elfe mais pas pour un vampire.
_ Vous avez donc connu la scission qui abouti à notre race.
_ Bien entendu. Je suis l'auteur de ces peintures (il montra les peintures du plafond). J'ai connu beaucoup de choses, vous savez.
_ Excusez-moi, nous sortons du sujet. Vous disiez avoir fondé le Derian Ka ? Quand ?
_ En 1206, lorsque mon statut de vampire m'a permis d'affirmer à ma race les bienfaits de la nécromancie noire. A la base, le Derian Ka était une institution elfe noire, une simple école de nécromancie, qui a fini par s'exporter, et prendre une importance croissante en Arcanum. J'ai alors confié la direction de l'école à mon meilleur élève, Victor Donatien, qui
a fondé plus tard la famille que l'on connaît. Je dois admettre que
le patriarche actuel, Derzhine, tient beaucoup de son ancêtre. Toujours est-il que je n'ai rien pu faire lors de la révolte de Trellien, ce qui fit considérablement baisser mon prestige à T'sen A'ng. Ainsi, si j'avais été nommé comte pour avoir introduit la nécromancie noire, je fut banni, plus tard, en 1627.
Tandis que le repas suivait son cours, Z'an fut sentit soudainement ses membres s'engourdirent peu-à-peu, jusqu'à ce qu'il soient entièrement paralysé. Elle tenta alors quelques mouvements, mais échoua lamentablement
_ Quelque chose ne vas pas, mademoiselle ? fit S'zaroth, un petit sourire au lèvres.
_ Je... je suis complètement paralysée !
_ Tiens donc... (Il se leva, et s'approcha lentement d'elle). Sans doute est-ce... le vin ?
_ Mais... faites donc quelque chose. Vous... vous m'avez empoisonnée !
_ Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ma chère, vous souvenez-vous de ce dont vous m'avez parlé, tout à l'heure, que vous recherchiez un vampire, artificiel ? Vous avez eu tort...
_ Vous... vous êtes le vampire, c'est ça ?
_ Même pas. Je suis simplement celui qui l'a envoyé.
_ Von Strauss !
_ Ah ! Ah ! Ah ! Mais Von Strauss n'existe pas ! Maintenant que vous allez mourir, vous pouvez savoir. Von Strauss n'est qu'une invention, afin de précipiter la chute d'un seul homme ; Edouard Saule.
_ Saule ? Mais qu'est-ce qu'il vient faire là-dedans ? Je croyais que vous êtiez en bon terme avec lui ?
_ C'est exact, mais cela ne durera pas. Pour que vous compreniez bien, il faut que je vous rappelle un évènement que vous avez connu, vous. Un évènement auquel vous avez vous-même participé. 1886... Rosebourg... Kan' Hua, maître occulte d'Arlande, se donne la mort, trahi par un homme qu'il adulé sans jamais avoir connu. Depuis que Saule est arrivé au pouvoir, seul Kan' Hua lui tenait tête, parce qu'il représentait l'opposé
même de Saule : la magie. Grâce à lui, un équilibre était maintenu, car il limitait le pouvoir de Saule et du conseil industriel. A sa mort, le conseil s'est étrangement retenu d'agir... officiellement... Car en secret, il formait d'immenses légions, équipées d'un armement de pointe, dans le but de prendre les terres qui lui résistait encore, à savoir Arlande, Vendigroth, Tulla, Qintarra et... T'sen A'ng. Ce qui nous a poussé à agir, moi et D'ryschym, Vrae'dna, V'yn D'iaz, c'est que notre monde natal était en danger. Notre berceau, notre culture, aussi conservateur et réactionnaire soit-il, allait finir en combustible pour machine à vapeur. Nous ne pouvions le permettre. Ainsi nous avons conçu un plan. V'yn D'iaz, qui a succédé à M'in Go'rad sur le trône elfe noir, avait pour mission de rassembler sous son contrôle toutes les tribus orques des marais sombres, en guise d'armée-leurre, qui devait servir à attirer l'attention du conseil. Ensuite nous venu l'idée de ce démon, Von Strauss, pour accentuer l'inquiétude des gnomes.
Ainsi, D'ryschym raconta cette histoire saugrenue à Derzhine, qui s'empressa de prévenir Saule. D'ryschym vous engagea ensuite pour que, à Caladon, vous affrontiez V'yn D'iaz, vampirisé par mes soins. V'yn D'iaz avait d'ailleurs fait un détour par Rosebourg, pour raser cette dernière en guise d'argument s'ajoutant à votre témoignage à propos du vampire lorsque D'ryschym convaincra Saule d'envoyer ses légions dans les marais sombres. S'il y parvenait, son armée se retrouverait enlisée dans l'immensité des marais tandis que Tarante serait attaquée par des légions que j'entraîne depuis près de dix ans sur Thanatos. Lorsqu'ils reviendront, exténués, la plupart de leur équipement hors service en raison de l'humidité des marais, ils tomberont sur une Tarante transformée en Forteresse remplie de mes troupes prêtes à les achever. Si ce plan venait à fonctionner, effacer toute trace de technologie d'Arcanum, ce qui se révèle une véritable utopie à l'heure actuelle, sera alors réalisable, et la magie reprendra sa place d'autrefois.
_ Vaste programme, mais pourquoi ne pas nous mettre dans le coup ? Nous sommes aussi favorable que vous à une Arcanum entièrement magique.
_ C'est possible, mais votre rôle est déjà tout préparé. Dans les grimoires d'histoire des élèves-mages de demain, il sera écrit que vous êtes, vous Ter'kilian, Geoffroy, Tollo et Roquenoire, tombé pour notre cause. Vous serez les martyrs indispensables à toute société bien rodée (il adressa à son domestique demi-ogre qui se tenait dans un coin de la salle) Gawlon, occupe-toi d'elle."
Le colosse s'avança, déployant des mains titanesques qu'il referma sur la gorge de Z'an. Cette dernière se laissa faire, acceptant son sort avec une nonchalance qui lais-
-sa S'zaroth admiratif. Elle, sentit, en même tant que ses forces, la vie la quitter peu à peu, jusqu'à ce qu'elle sombre définitivement dans le repos.

Devant eux se tenait une jeune femme elfe aux cheveux noirs, vêtue d'un manteau de mage bleu. Ses avait la douceur d'une adolescente mais son regard était frappant d'agressivité. Elle tenait à la main une lame elfique ornée de runes dorées, qu'elle tenait d'une main, sans peine apparente.
" Qui êtes-vous, mademoiselle ? interrogea Ter'kilian.
_ Je suis Vrae'dna Z'en, épouse de D'ryschym Z'en, père de la race vampire.
_ Et pourquoi avez-vous qu'il ne serait pas nécessaire de demander un guerrier à Donatien ? Vous allez nous l'apportez vous-même ?
_ Pas vraiment. Disons simplement que cela ne sera pas nécessaire car... Vous allez entrez dans l'histoire !
Sur ces mots, elle leva sa lame qu'elle envoya droit dans la gorge de Geoffroy, qui s'effondra sans un cri. Tollo et Ter'kilian se mirent en position d'attaque, mais leur adversaire sembla s'en moquer et éventra Tollo d'un coup sec avant d'abattre Roquenoire d'un revers de lame. Il ne restait plus qu'elle et Ter'kilian.
_Mais pourquoi tous nous tuer ?! C'est impossible ! hurla ce dernier.
_ Meurs en paix, nécromancien, car ta magie prédominera."
Alors Ter'kilian mourut comme étaient morts nombre de ses adversaires... sans comprendre...

D'ryschym, au côté de H'aumn, observait ce qui restait de l'armée tarantienne se faire décimer. Il n'avait fallu que cinq mois pour que leur plan se réalise, et ceci s'était fait parfaitement. Tarante n'était plus une menace, T'sen A'ng était sauvée et Arcanum serait bientôt sous leur contrôle. Il eut une brève pensée pour les mercenaires qu'ils avaient trahis, et qui seraient considérés comme des héros par les générations à venir, pour des actions qu'ils n'auraient jamais commises.
" Nous entrons dans une nouvelle ère, H'aumn.
_ Notre ère, mon frère..."

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Un technologiste,c'est pas très communicatif.
Quand il est mort c'est plus facile !
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Ter'kilian S'or, mage mal



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MessagePublié le: Mar Aoû 30, 2005 11:29 pm    Titre du sujet: Répondre en citant

Enfin fini...

Désolé pour le retard mais je n'ai pas eu accès à internet pendant un certain temps...
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